Supervision thérapeutes

Penser la situation, soutenir sa pratique

Je propose des espaces de supervision individuelle ou en groupe destinés aux Gestalt-thérapeutes, psychothérapeutes et psychologues qui souhaitent interroger et approfondir leur pratique clinique dans une perspective phénoménologique, situationnelle et de champ.

La supervision est pour moi moins un lieu où chercher « la bonne réponse » qu’un espace où déplier une situation clinique : ralentir, regarder ce qui s’y joue, prêter attention à ce qui apparaît dans la rencontre et ouvrir de nouvelles possibilités de compréhension et d’intervention.

Partir de la situation

Le travail ne porte pas uniquement sur le patient ou sur le thérapeute pris séparément. Il s'intéresse à ce qui se construit dans leur rencontre, dans un contexte particulier, à un moment donné.

Que se passe-t-il dans cette situation ? Qu’est-ce qui se répète, se fige ou, au contraire, cherche à émerger ? Comment suis-je affecté par mon patient ? Que produisons-nous ensemble ? Qu’est-ce que mes émotions, mes sensations corporelles, mes hésitations, mon ennui, mon irritation ou mon sentiment d’impuissance peuvent m’apprendre de la situation thérapeutique ?

La supervision permet ainsi de travailler à partir du récit clinique, mais aussi des résonances du thérapeute, de son vécu corporel et émotionnel, de ses représentations et de ce qui se manifeste dans l’ici et maintenant de la supervision.

Une lecture de champ

Dans une perspective de champ, les difficultés rencontrées ne sont pas envisagées comme appartenant exclusivement à une personne. Elles prennent sens dans un ensemble de relations, d’histoires, d’environnements et de contraintes qui participent à la situation.

Cette approche invite à déplacer le regard : plutôt que de chercher immédiatement à expliquer ou à catégoriser, il s’agit de rendre la situation plus lisible, d’en percevoir les tensions, les mouvements et les possibles.

La supervision devient alors un espace d’expérimentation. Nous pouvons reprendre une séquence de séance, explorer un moment de blocage, mettre au travail une résonance, revenir sur une intervention ou imaginer d’autres manières d’être présent dans la relation.

Soutenir le processus thérapeutique

La supervision peut notamment permettre de travailler les situations d’impasse ou de répétition, l’engagement et la posture du thérapeute, les résonances émotionnelles et corporelles, les questions de cadre et d’éthique, ainsi que les situations qui suscitent doute, inconfort ou sentiment d’impuissance.

Il ne s’agit pas seulement d’acquérir de nouvelles techniques, mais de développer une sensibilité à ce qui se passe dans la rencontre, d’affiner sa capacité à penser sa pratique et de retrouver de la mobilité lorsque la situation semble se refermer.

Superviser, dans cette perspective, c’est créer les conditions pour que quelque chose puisse à nouveau se mettre en mouvement : dans notre compréhension de la situation, dans notre manière d’être en relation et dans les possibilités qui peuvent émerger au sein du processus thérapeutique.

À qui s’adresse la supervision ?

J’accompagne des Gestalt-thérapeutes, psychothérapeutes et psychologues, en début de pratique comme expérimentés, souhaitant disposer d’un espace pour penser leur clinique et leur engagement dans la relation thérapeutique.

Il n’est pas nécessaire de pratiquer la Gestalt-thérapie. La supervision peut également s’adresser à des professionnels issus d’autres orientations qui souhaitent enrichir leur pratique par une lecture phénoménologique, relationnelle, situationnelle et de champ.

La supervision peut être proposée en individuel ou en groupe, de manière régulière ou ponctuellement autour d’une situation clinique particulière.